Réveil au bord de mer

Je me réveille à 5h du matin pour une pause pipi. La mer est haute et la pleine lune aussi. Je regarde la mer avec la lumière de la lune et les vagues. Un grand rocher se dresse.

Des pêcheurs sont déjà au travail, rapidement dérangés par un groupe de 5 jeunes qui finissent leur nuit. On se recouche, puis on se lève avec le jour. On fait un tour, on regarde le paysage, on boit un thé sencha dans la théière de voyage offerte par ma sœur.

Le couple de vieux à côté de nous prend des photos des oiseaux qui viennent pêcher des poissons en piqué. Ces poissons s’envolent presque par bancs parfois, on se demande ce que c’est. Le couple me fait comprendre que ce sont des sardines, joli spectacle. Bien agréable pour une première nuit et réveil!

Tour des temples

On part de la mer le ventre vide, on passe donc au kombini le plus proche (supérette partout au Japon). On achète des onigiris et des dorayakis pour le petit dej, ainsi que des boissons chaudes – disponibles en libre service à côté des boissons fraîches, chauffées dans leur étal!

On va ensuite à Kamakura pour refaire un tour des temples de jour, ceux qu’on n’a pas pu voir la veille ou qu’on a vu de nuit. On se gare au même endroit et on rejoint le grand temple shinto de Kamakura pour y faire un tour. On fait notre stamp du temple. On observe ensuite les structures de jour, un autre regard. On assiste même à un mariage shinto, quelle chance! Et les musiciens pour une musique traditionnelle aussi. On ne prend pas de photo par respect, à côté des chinois qui ne s’en privent pas. On voit enfin les carpes koï de jour, qui tendent la bouche dès qu’elles voient un humain, bien habituées.

On va ensuite voir l’autre temple qu’on n’avait pas pu voir la veille, recommandé par Saori, la garden designer, qui contient une forêt de bambous, bien moins fréquenté que le temple de bambou plus connu du coin. En fait c’est beaucoup ça, visiter le Japon: il y a des masses de touristes dans des coins où juste à côté, on trouve des pépites remarquables sans personne pour nous gâcher le plaisir.

Le temple Eisho-ji est petit mais très joli, et les bambous sont beaux. On s’y pose le temps d’un essai zazen.

Après s’y être baladés, on repart en voiture pour changer de temple pour voir celui avec les bambous le plus connu. Le parking, rigolo car on laisse la voiture sur une place, puis un socle remonte après 4 min pour bloquer les roues, et se débloque en payant. Au moment de payer, c’était cher!

On arrive dans la zone de l’autre temple, on trouve un autre parking, faut encore payer, rohlàlà, on va tenter de payer moins les prochaines fois! Là, il y a plus de monde. On s’arrête dans un petit café indépendant, on boit un bon café en mangeant un cake au matcha et en observant les touristes courir pour prendre le bus après la visite du temple. On comprend la rareté de voyager en prenant son temps.

On visite ensuite ce fameux temple, on donne le carnet pour le goshuin (sceau du temple), et on prend aussi un ticket pour boire un matcha devant les bambous comme des gros touristes bien gras. Même s’il y a un peu de monde, on s’en contente bien, c’est beau et agréable. Je pense à Julien mon beauf qui ferait bien tout ça à 6h du matin.

On visite ensuite un dernier temple à côté, bien moins connu. Encore un goshuin, puis avant de monter les marches, on croise un moine qui enlève les feuilles de la jolie mousse d’un vieil escalier, à qui on dit bonjour. Dans l’escalier je me retourne pour l’observer utiliser son smartphone, c’est drôle, ce mélange entre modernité et tradition que l’on retrouve partout.

Et ce n’était pas pour rien puisqu’il nous court après en nous présentant son Google trad disant « le hall principal est ouvert, vous pouvez y prier, alors n’hésitez pas! ». Ce temple tout en hauteur est vraiment joli et on y passe un peu de temps. Ces endroits très spirituels sont super agréables à visiter, entre nature, croyances et buddhas.

Route et dodo chez Fuji san

On part de Kamakura et on prend la route direction Fujikawaguchiko pour dormir devant le mont Fuji.

On a faim, on sait pas trop où manger car la nuit tombe vite et on ne veut pas perdre trop de temps sur la route, déjà bien assez longue. On ne veut pas non plus payer un énième parking, sachant que ceux des restaus sont gratuits. On trouve un ramen shop sur le bord de la route, pas cher. On commande avec une tablette sur la table, on nous amène en 2-2 nos repas.

yum

On sait pas trop ce qu’on mange mais c’est bon et on avait faim. Quelques gyozas aussi. Masha se fait interpeller par un vieux japonais, elle comprend rien, je vais voir, on comprend rien. Je pense qu’il veut savoir d’où on vient, il doit être curieux de voir une jeune blonde aux yeux bleus manger des ramens!

On repart après ce moment bizarre et après la route on arrive sur la parking du parc Oishi sous une fine pluie. On voit pas grand chose, le parking est pas bien occupé, ouf, on avait peur qu’il soit plein.

On décide d’aller boire un verre quelque part, je trouve une auberge de jeunesse où je bois une bière locale et Masha de l’umeshu, une liqueur de prune. On joue à la bataille corse, on mange des karaage (poulet frit), on rigole, puis on retourne au parking se coucher en espérant voir Fuji san au réveil…

petite bataille corse oklm