Réveillé vers 5-6h à ruminer sa vie dans le noir, on se lève vers 7.

Il fait beau, je pars courir au bord de la mer. Masha se prépare et boit son thé. Aujourd’hui on à rendez-vous avec Saori, une garden designer et guide locale qui nous fait visiter et nous parle de jardins, chouette déconnexion de l’euphorie de Tokyo.

Je vois Fuji depuis la plage, merde c’est beau. Les pieds dans l’eau, elle est froide mais je pourrais presque y rentrer!

Rentré et prêts à partir, on a rendez-vous à 10h.

Agréable le soleil en bord de mer. On prend un café avec quelques douceurs et on prend le train direction Kita Kamakura à 10min de Hase.

À la station on demande le eki stamp mais on a oublié le carnet, zut. Je me console avec une photo d’un stand de parapluies en libre service.

On rencontre Saori et on définit l’itinéraire de la journée vu qu’elle a plusieurs options. On visite le premier temple à côté. On en apprend sur l’histoire du coin et du Japon (Kamakura est l’ancienne capitale du Japon) et des jardins (les caractéristiques d’un jardin zen etc), et ce sera comme ça toute la journée.

Je peux enfin poser mes énigmatiques questions à quelqu’un d’autre que chatGPT. Le temple, de 800 ans d’âge, est magnifique. Les arbres, la flore et les jardins aussi. C’est agréable de sortir de Tokyo pour toucher la vision qu’on avait du Japon.

Petit interlude matcha frais durant la visite du temple. Plein d’araignées entre ces arbres dis donc. Saori nous emmène voir un jardin qu’elle a créé, ça lui fait aussi plaisir qu’on s’intéresse à elle en plus de la vie ici.

Les corbeaux mangent des kakis pendant que les filles pouffent quand je dis des conneries sur les plantes. On va ensuite dans un restaurant très tranquille où on mange des produits du coin et de saison: graines de Gingko sautées, kakis avec crème de tofu, taro (sorte de racine / patate) frit puis complété par un udon…

La gastronomie japonaise semble en effet bien plus etoffée que ramen et sushis… On amène un petit plateau et on nous demande de choisir une tasse à saké, Masha prend un umeshu (vin de prune).

Ma tasse est trop belle, j’ai encore envie de chialer devant cet impitoyable savoir-faire nippon et cette attention au détail dans chaque chose, chaque action.

Saori nous emmène ensuite voir un autre grand temple dont la dernière partie est moins connue car il faut monter une colline, et ça donne sur Fuji san et la mer. Le temple est beau, encore des bâtisses et des arbres vieux de 750 ans… À tomber. On en apprend encore sur l’histoire du lieu, sur le zen, le bouddhisme, le shintoisme, la vie de moine, la méditation, les bambous…

En partant, on oublie de donner le chocolat qu’on avait prévu pour Saori, mais on prévoit de se revoir à Kyoto pour les momijis. On a bien sympathisé, c’était cool. Masha pense à travailler avec elle si des clients veulent des jardins traditionnels.

On rentre sur Kamakura pour manger un bout et faire pipi, on cherche un yakiniku (bbq) ou un curry japonais sur maps, mais on trouve rien. On se balade et on tombe sur un bouiboui où des gens attendent devant. On paye encore 12 balles pour manger à en crever, servis par des gens adorables dans un endroit trop mimi…

J’ai même une boisson verte fluo avec une boule de glace dedans, va savoir. On trouve encore des noms français rigolos, je vois une 106, nostalgie.

On rentre à la maison pour récupérer un pull puis on repart pour Kita Kamakura, re train etc… car à notre demande lors de la visite du premier temple Saori nous a booké une séance de zazen avec un moine et plein de locaux – méditation assise.

On arrive, on nous attend car un moine parle anglais… il va nous expliquer plein de trucs, même pendant les questions réponses après les 3 moments de méditation, c’était magique.

Impossible de garder l’esprit tranquille pour ma part, je m’y attendais. En plus ça me flingue les jambes cette posture, mais je suis content d’avoir expérimenté et Masha à sa surprise également.

Le moine était trop sympa et les japonais qui semblaient savoir faire étaient en fait tout aussi en galère que nous. On finit par discuter avec les moines, on leur donne le chocolat qu’on avait oublié avant de rentrer, bien claqués de la journée. Demain retour à Tokyo!