Temples du matin
On se réveille à l’auberge, on range les affaires. Bien dormi sur ces futons, surtout après la méditation. J’y pense encore, j’aurais voulu m’appliquer encore plus. C’est comme c’est.
On laisse les affaires dans la chambre et on décide de faire un aller-retour à un temple pour faire le check-out. Après avoir tourné pour retirer du cash, on part prendre un café et une tartine au miel de manuka en guise de petit dej, ça me rapelle la NZ.

On a rdv à 11h30 dans un restau kaiseki trouvé sur Instagram donc il ne faut pas trop traîner… On commence par voir le Kotoku-in, avec son immense Buddha ‘Daibutsu’ de 13 mètres de haut. La nature autour est belle. Ses tongs aussi.

On prend l’habitude de laisser notre nouveau carnet de stamps à un petit bureau dans chaque temple où ils appliquent une calligraphie du temple en question, une nouvelle collection!

On est en milieu de matinée donc en plus des touristes il y a pas mal de classes d’enfants japonais, qui nous disent des ‘Hello!’ quand on les croise. Ils sont tout contents et nous aussi.

On rentre ensuite à l’auberge pour le checkout, on discute avec Jenni, une américaine qui est là depuis 2 mois. On se quitte et on va voir Hasedera, un autre méga temple avant d’aller manger, mais on n’a pas beaucoup de temps avant le resto… On le fait quand même vite, on récupère notre stamp et on s’impregne du lieu, entre les statues du Buddha, les sutras, la nature, c’est trop beau. Même malgré les touristes. Dommage qu’on soit un peu pressés!
Menu Kaiseki
On trace un peu, on a plus trop de temps avant de rejoindre le resto. On arrive un peu en nage, on a chaud, on est fatigué et on a faim, ça tombe bien. On se remet de nos émotions dans une pièce isolée par un shoji, avec du jazz en fond (il y en a partout!), et notre premier menu kaiseki: un menu gastro japonais de plusieurs plats avec les 5 méthodes de cuisson.
Ca tombe bien aujourd’hui c’est pas mal poisson cru… On n’est pas hyper conquis, surtout avec le coquillage… Mais moi je m’en fiche, je suis là pour tout goûter. Surtout les bébés sardines. Le sashimi est trop bon, le wagyu aussi, les légumes et tempuras, et le dessert, une tuerie! Tout est tellement fin… ça nous fait encore penser à ce côté ‘appliqué’ des japonais.
C’est peut-être un des liens entre spiritualité du zen, modernité et tradition. Le saké est délicieux, bref c’est bon. On s’étonne de voir que la dame sert d’abord l’homme, et non la femme. Le restau est connu pour être à côté des rails, on regarde les trains passer. Une belle expérience! Puis on sort se balader en bord de mer.
Bord de mer et 1er onsen
Le resto était copieux, mais on n’est jamais full full comme avec un gros plat de pâtes. On est rassasiés, mais bien. Masha pense que la nourriture est en cause, je penche plutôt pour le fait de manger avec les baguettes.
Petite balade derrière le resto, en bord de mer. On met met pieds dans le sable noir, qui semble particulier d’ici, chargés en minéraux spéciaux. Et il ne colle pas, c’est bizarre! On fait un tour sur la colline avoisinante, avec ses oiseaux, ses vues, et ses… araignées geishas… ew.
On fait attention de ne pas s’y prendre la tête, puis on se dirige vers le onsen – source chaude – pour notre première expérience. Un peu bizarre de se baigner à poil avec tous les japs, chacun dans son bain (séparés par genre), mais c’est cool.
Et l’eau ici est noire, chargée en minéraux! L’expérience est cool, on se réjouit des prochains.
On rentre ensuite chercher nos bagages puis direction Tokyo pour rejoindre une jam jazz manouche.
Jam, sensei et fion de porc
On arrive à l’hotel à Tokyo vers 18h, un peu stress vu le temps à dispo, car la jam est loin et commence à 19h. Je l’ai trouvée via un groupe de jazz manouche que j’ai contacté.
J’y ai aussi donné rdv à ma prof de japonais – avec qui j’ai pris des cours en ligne pendant 9 mois – pour faire d’une pierre 2 coups, comme toujours j’aime bien tout faire en même temps… Le check in se passe sans encombre, puis on part pour Koenji, un quartier populaire, où la jam a lieu au Moon Stomp, un tout petit bar en sous-sol. Il n’y a en fait que des musiciens, on discute, on joue surtout, je rencontre un français, des japonais, un chinois… Trop cool de jouer avec de nouvelles personnes, si loin de tout, réunis par une seule et même passion, qui plus est singulière, autour de la musique de Django!
Je suis en plus vu comme un invité qui vient jouer avec les locaux, très agréablement. Masha et ma prof finissent par s’ennuyer un peu, normal, mais après la fin et avoir donné du chocolat à Hideko qui m’a gentiment invité on part manger quelque chose.
On finit dans un bistro japonais, un izakaya, où Arisa, ma prof, commande des trucs typiques qui nous font tourner de l’oeil: intestincs de porc, brochettes de rectum, peau de poulet grillée… Trop bizarre! Masha est un peu bwarf, je goûte quand même, on est là pour ça. C’est pas dingo, mais ça passe. Niveau goût c’est même ok, mais la texture en dit long et l’imagination durant la mastication n’aide pas vraiment…
On finit par rentrer fatigués, émêchés et tard avec un uber de 30 min. C’était bien, mais c’était loin. Encore une journée ultra bien remplie. Demain on récup le van!




















