On galère un peu pour le parking en considérant différents spots et sans trop savoir où on va passer notre première nuit dans le van.
On se gare pour aller voir un petit temple mais il est fermé, zut.
On erre dans un cimetière à flanc de colline où on atterrit par hasard, la nature est belle et le lieu est très beau, ça me ramène à la oisiveté perdue dans le stress tokyoïte, nécessaire à l’appréciation d’un vrai voyage.
On décide de prendre un café dans un petit établissement, où on nous dessine d’adorables motifs dans la mousse du lait – un matcha latte avec un bonhomme de neige s’il vous plaît!
On se dirige ensuite pour voir le sanctuaire Shinto de la ville, blindé en journée mais personne de nuit. Nuit qui tombe vite, en milieu d’aprem, et comme le sanctuaire ferme à 20h, c’est parfait.
On y va et on adore la sérénité du lieu, il y a quelque chose de magique. On se sent traversé par les esprits. Il y a tout une histoire par rapport à la famille de samuraïs et Hachiman, l’empereur d’alors, devenu saint.
On va ensuite dans un petit resto d’onigiri où l’accueil est très agréable, d’autant plus qu’on ne sera que 2 dans le resto. On mange du tofu frit délicatement avec des épices jamais goûtées jusqu’alors. On déguste du saké incroyable et on mange des onigiris – boules de riz enveloppées de d’algues nori – faits minute avec du thon ou de la prune confite très acide, tout cela est un délice.
On discute beaucoup avec les tenanciers, la femme parle même français après des études à Montpellier. On apprend et on apprécie beaucoup l’échange.
Après le resto d’onigiris, on part chercher la voiture, puis 30 min au sud pour rejoindre un parking en bord de mer où on passera notre première nuit. J’écris ces lignes depuis le van où Masha dort avec le son des vagues en arrière plan.
Encore bien claqués d’une journée longue au sommeil court, mais contents d’être là et de commencer ces nouvelles vacances dans les vacances, avec un goût des choses différents.
La mer est belle, le reflux nous berce, trop hâte de la suite! Oyasuminasai 🌚







